Spectacle

Patrick Norman à Lachute, qualifié de spectacle sublime !

today11 février 2023 11 5

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Tout le monde savait ce qui allait se passer et était prêt à savourer une performance exquise dès le début avec Mille après mille. La musique était constituée d’une riche instrumentation et de textures qui mélangeaient la guitare, la basse et le violon, et le classique popularisé par Willie Lamotte était agrémenté de deux ponts instrumentaux et d’une finale qui a intégré la mélodie de La vie en rose d’André Proulx. C’était une délicieuse mise en bouche.

Patrick Norman a ensuite enchaîné avec C’est la saison, un succès de Norman il y a plus de 30 ans, suivi d’une reprise francophone de Let Your Love Flow des Bellamy Brothers (1976) qui a été introduite à la guitare de façon similaire à Listen to the Music des Doobie Brothers. Ce qui est merveilleux avec des artistes comme Patrick Norman, c’est qu’ils peuvent faire le pont entre plusieurs générations d’artistes et de musiciens.

Bien qu’il ait déclaré qu’il ne parlerait pas pendant son concert, tous ceux qui le connaissent savent que c’est l’un de ses péchés mignons, tout comme son plaisir évident d’interagir avec la foule. Avant Aiko Aiko, Norman a planifié les répliques de la foule après un faux départ volontaire. Il a ensuite rappelé que la chanson Mon cœur est à toi était le succès de l’heure lorsqu’il est passé à Jeunesse – période Jacques Salvail – lors de la Saint-Valentin de 1973. Pendant L’hirondelle, il a laissé sa guitare parler avec un solo d’une précision et d’une tonalité exquises.

Bien que la complicité entre Norman et les musiciens soit évidente, les clins d’œil d’humour sont télégraphiés. Pendant J’ai oublié de vivre (Johnny Hallyday), le technicien de scène est intervenu avec un extincteur quand Norman a accéléré la rythmique. C’est à ce moment-là qu’on se rappelle qu’il a grandi avec les variétés, le Ed Sullivan Show et Dean Martin. C’est admissible, il a le droit d’être cabotin.

Nathalie Lord a été discrète pendant la première partie du concert, mais elle a été grandement mise en avant dans la seconde. Le couple marié depuis cinq ans est visiblement amoureux fou comme au début. Lord et Norman ont interprété Nous d’une manière charmante, puis la chanteuse a fait une belle reprise de Que Sera Sera avant d’enchaîner en duo avec son mari sur N’oublie jamais avec une petite saveur bossa nova à travers les effluves folk.

Yvon Ethier était effacé, invisible et gêné dans sa jeunesse, mais son alter ego de Patrick Norman lui a permis de s’épanouir pendant 40 ans. Cette authenticité permet aujourd’hui à l’artiste d’évoquer sa mère disparue à 101 ans avant une belle interprétation de Perce les nuages de Paul Daraîche, et d’enchaîner avec la superbe offre qu’est Elle s’en va. C’était à la fois émouvant et un vrai régal.

Écrit par: FrequenceFM

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